•  Caceres Juan Carlos

 Possédé par une sorte de magnétisme tellurique, Cáceres a toujours été dans l’œil du cyclone.

Il arriva à Paris - est-ce un hasard ? - en mai 1968. Né à Buenos-Aires en 1936, ce fils d'émigré italo-indien se découvre artiste très jeune. Pendant six ans, il suit les cours des Beaux-Arts, mais apprend aussi le trombone et surtout le piano. Car s'il est amoureux du jazz, Cáceres a vécu toute sa vie au rythme du tango, ce style né à la fin du 19è siècle au bord du Rio de la Plata, dans les quartiers populaires de Buenos Aires.

Tango ! Un mot qui chauffe le cœur, ravive les sens et réveille des clichés latins... Pourtant, de par ses origines bantoues, le mot « tango » signifie tambour et désigne l'endroit où les esclaves se retrouvaient pour jouer leur musique et danser. Musique africaine donc, métissée, aux échos de milonga (chant lent et grave de la pampa), de candombé (rythmes afro-uruguayens), de murga (danse de carnaval) mais aussi de flamenco andalou, de habanera cubaine ou de ragtime.

Cáceres, lui, revendique haut et fort les origines africaines du tango, redonnant toute leur place aux percussions et cherchant inlassablement tous les ingrédients initiaux de cette culture de fusion.

C'est en 1993, à 57 ans, qu'il se décide enfin à faire en public ce qu'il ne faisait que pour ses amis : chanter. Sa belle voix chaude, un peu voilée, accentue le charme passionnel d'une musique dont il ne cesse de réaffirmer les racines.

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