L'intrépide et formidable Marquis Hill est un des trompettistes les plus captivants de la scène actuelle. Son jeu est à la fois profondément singulier et imprégné de la grande histoire de la trompette jazz : il évoque le sens de l’espace cher à Miles Davis, la virtuosité d’un Clifford Brown ou celle d’un Freddie Hubbard, et son phrasé est empreint de groove tels ceux de Lee Morgan ou de Donald Byrd. Avec son nouveau « Blacktet », le jazz, le hip-hop, le R&B ou la néo-soul sont des éléments essentiels du riche héritage créatif afro-américain : « ils proviennent d’un même arbre et ont juste éclos sur des branches différentes » dit-il. Vainqueur de la Monk Competition en 2014. Jazz en Tête l’avait présenté en 2017 accompagné de Joël Ross et de Makaya McCraven devenus célèbres depuis : il revient avec de nouveaux talents à suivre.
Le charismatique pianiste sud-africain Nduduzo Makhathini se veut à la fois éducateur, guérisseur et musicien. Pour lui, un concert est un rituel où la musique fait écho à des histoires personnelles et culturelles, et la musique est une prophétie qui redonne de la vitalité. Pour lui, le lien entre musique et shamanisme est comme une évidence, son héritage zoulou : “Dans la cosmologie africaine, la musique détient des pouvoirs de guérison. Dans ma langue, on appelle la musique 'Ingoma'. Et 'Ingoma', cela veut dire 'guérir' et aussi 'musique’ ». Son jeu pianistique s’inspire de ceux de McCoy Tyner, d'Abdullah Ibrahim et de son mentor Bheki Mseleku.